NZ Ile du Nord – 5ème jour – Waitomo et Rotorua
13 février 2011
La nuit dans l’hotel s’est bien passée, nous avons dormi comme des hobbits. On s’est réveillés avec les pieds tout poilus et des grandes oreilles…
La région de Waitomo est comme un gruyère, il y a plusieurs centaines de grottes calcaires qui ont été formées il y a plus de 2 millions d’années. Nous avions réservé une visite guidée dans une grotte avec Cave World. Ils assurent le transport depuis leur bureau dans le village jusqu’à la grotte. En voici l’entrée:


Les grottes sont habitées par les fameux vers luisants. Ce sont des insectes qui dans leur phase de larve, durant entre 6 et 12 mois, vivent dans des grottes ou endroits abrités en forêt. Ils fabriquent un nid en “soie” et tissent jusqu’a 70 fils qui pendent entre 30 et 40 cm du plafond de la grotte, formant des pièges pour d’autres insectes. Les vers luisent dans l’obscurité et ils sont plus brillants quand ils ont faim. La lueur attire les proies, sans doute en donnant l’illusion d’un ciel étoilé, que les insectes utilisent normalement pour naviguer dans l’obscurité. Quand le plafond d’une grotte est recouvert des vers luisants, on croirait effectivement admirer les étoiles. Ce n’est malheureusement pas facile de les prendre en photo, alors il faudra venir voir de vous même!

On peut aussi admirer de nombreuses formations de stalactites et stalagmites.

La grotte esit belle, bien aménagée avec des sentiers et des passerelles à l’éclairage très soft pour ne rien gâcher au spectacle. On a seulement regretté de ne pas avoir choisi une visite avec approche en bateau. On le fera sans doute dans la region de Te Anau sur l’île du sud.
Après la visite de la grotte, Iseline et Viktor ont inventé un jeu avec les moyens du bord.

Le propriétaire de Woodlyn Park, qui comprend l’hotel des hobbits, Billy Black (Barry Woods de son vrai nom), est un homme original avec plus d’un tour dans son sac. Tondeur de moutons professionnel, il est détenteur du record de tonte de 675 agneaux en un jour avec son équipe dans les années 80. Saviez-vous que la tonte de moutons est un discipline très répandue dans les pays élevant des moutons? D’après Wikipedia, un tondeur professionnel tond en moyenne 100 à 150 moutons par jour, et certains champions australiens atteignent jusqu’à 300 moutons. Nous avons donc vraiment eu affaire à un champion en la matière…

Billy est un drôle de personnage qui n’a pas peur de sortir des sentiers battus. Voici le panneau indiquant ses horaires d’ouverture:

A part les différentes parties de son hotel, il a construit une ènorme grange qui abrite une salle de spectacle et un restaurant dans lequel il peut recevoir des groupes. Le batiment est truffé d’antiquités de toute sorte.


Tous les jours à 13h30, il propose un spectacle qui retrace l’histoire et les traditions locales avec une bonne dose d’humour. Nous avons remarqué qu’il raconte tout cela du point de vue des européens qui sont venus s’installer dans la région et ont défriché des terrains pour commencer à les cultiver. Cela rappelle un peu l’histoire d’Isak dans le fameux roman du norvégien Knut Hamsun, “L’éveil de la glèbe”. Jusqu’à maintenant, on avait plutôt vu ou entendu l’histoire de la Nouvelle Zélande et de l’impact que les humains (les Polynésiens puis les Européens) ont eu sur la nature. Des immenses étendues de forêt primaire ont été rasées pour fournir des terrains cultivables et certains types d’arbres énormes ont été abattus jusqu’au dernier pour exporter du bois en Californie par exemple ou pour la construction de bâteaux. Dans le spectacle de Billy Black, les gens qui sont venus s’installer dans la région étaient des gens courageux et travailleurs qui ont fait un travail colossal pour développer le pays (ce qui est vrai aussi).
Nous voici prêts pour le spectacle:

Le public participe au spectacle, ce qui est assez cocasse.



Il fallait bien 2 hommes musclés pour tourner la manivelle de la tondeuse, et encore, ils ont eu du mal…

Billy, lui, n’a pas perdu la main.

Tout son spectacle est hautement technologique et géré par “ordinateur”.

Billy nous a aussi présenté toute sa ménagerie.



Voici un possum:

Même s’il est mignon, le possum représente un gros problème en Nouvelle Zélande. Il a été introduit d’Australie par des Européens dans les années 1870 pour produire de la fourrure, mais s’est répandu comme une pandémie et a atteint en 1980 le nombre impressionant de 70 millions d’individus. Il mange les feuilles des arbres et les oeufs des oiseaux, mettant en danger les populations d’oiseaux locaux et ravageant les forêts de feuillus. De plus, il transmet la tuberculose bovine. Les autorités poursuivent un programme d’élimination d’une partie de la population de possums par le biais de poison et de pièges. Le nombre de possums est aujourd’hui réduit de moitié.

Aprés le spectacle, nous avons pris la route en direction de Rotorua, la fameuse ville avec beaucoup d’activité volcanique, les geysers, les odeurs de souffre, etc. Nous avons loué une maison en bordure de la ville, avec piscine, s’il vous plaît ;o)

Au fond du jardin (qui était malheureusement encore en travaux), Iseline et Eirik ont découvert une ruche. Original pour une maison en location! Celà nous a fait penser à Hal et ses abeilles de Campbell en Californie.


Iseline était toute contente de trouver un coin pour les enfants avec plein de jouets et de peluches. Un peu surexcitée, peut-être?…

Elle a finalement réussi à s’endormir ;o)



