NZ Ile du sud – 9ème jour – De Timaru au Mont Cook
2 mars 2011
Avant de quitter ce chouette camping, encore un petit saut sur le coussin gonflable…

… puis on dit au revoir à nos copains les canards.

Nous prenons la route par laquelle nous sommes arrivés ici, passant par Geraldine puis Fairlie où le paysage change et on sent qu’on s’approche de la montagne. On passe de la région du Canterbury, une zone agricole où les champs sont délimités par de hautes haies de cyprès ou de résineux, au pays de Mac Kenzie, le High country. Le nom vient de John Mac Kenzie qui dans les années 1840 s’était enfuit avec un troupeau de moutons qu’il avait volés. Il avait choisi cette région alors inhabitée pour se cacher. Il fut pris, jugé et emprisonné, mais finalement pardonné. De nombreux autres européens vinrent s’installer dans cette contrée après lui pour élever leurs troupeaux de moutons.
Après avoir passé le col Burkes, nous arrivons au lac Tekapo (à 700 m d’alt.) et découvrons ses eaux turquoise clair. Comme dans d’autres lacs et rivières de la région, la couleur de l’eau est due à la “farine glaciaire”, les particules minérales extrèmement fines provenant des glaciers et transportées par les rivières. La lumière du soleil se reflète dessus et on obtient cette couleur turquoise particulière.

Au bord du lac se trouve une chapelle de pierre appelée “l’eglise du bon berger”, construite en 1935.

Le mur derriére l’autel est une grande fenêtre, qui offre une vue imprenable sur le lac et les montagnes environnantes. Quel triptyque magnifique!

Prés de la chapelle, se trouve aussi la statue de bronze d’un chien de berger “Collie”, en hommage au fidèle compagnon et aide indispensable des éleveurs de moutons du pays du Mac Kenzie.

Le lac Tekapo a été doté d’une centrale électrique en 1951, puis le gouvernement a développé dans les années 1970 un réseau de barrages et de centrales électriques sur plusieurs lacs, communiquant par des canaux. Il s’agit du Waitaki hydroelectric scheme.

On tourne à Twizel et on suit le lac Pukaki jusqu’aux magnifiques sommets du parc national du Mont Cook, appelé Mt Aoraki en Maori. Au plus on avance dans la vallée, au plus le temps se gâte. Ca n’a pas l’air très prometteur pour demain…

On arrive enfin au village Mount Cook, dans le brouillard et sous la pluie. Il est temps de sortir les polaires et les vestes gore-tex que nous avons promenées pendant 6 mois dans des pays chauds…

On se refugie au café-restaurant The Old Mountaineers pour se réchauffer auprès de la cheminée. Cet endroit est très chaleureux et sympathique, et il a une histoire intéressante. Les propriétaires ont dû se battre pendant 10 ans contre le monopole de l’unique hotel du village, l’Hermitage.

Mmmmmm! Du chamalow fondu (rose bien sûr) dans le chocolat chaud. C’est bon…

En ressortant, la température a encore baissé mais les nuages se sont un peu levés. Il y a des arcs en ciel de partout, dûs à la bruine et au soleil qui jouent à cache-cache.

Nous redescendons une quinzaine de km dans la vallée jusqu’au camping de Glentanner. La vue est splendide dans la lumière du soir.

Le vent est très fort et glacial, mais il fait le ménage et on arrive maintenant à voir le Mont Cook.

Un petit saut sur les trampolines avant d’aller se coucher, histoire de calmer le jeu…(comme vous le voyez, Iseline et Viktor tombent de fatigue!)



On voit maintenant que la neige est tombée bas. Nous inaugurons le chauffage dans notre camping-car et sortons les sous-vêtements chauds, les bonnets et les gants.

Encore une dernière vue des montagnes avoisinantes:

Eirik va taquiner la truite, et doit d’abord trouver son chemin dans un méandre de propriétés privées, les champs de moutons etant tous bien équipés de barrières. Ici en Nouvelle Zelande, les propriétaires peuvent refuser le passage dans leurs champs pour accéder à la rivière.

Il revient en disant que l’eau était de la soupe de pois (de l’eau de glacier chargée de terre) et qu’il ne risquait pas de voir du poisson. On va se coucher en grelottant et on mise sur le beau temps demain pour admirer les montagnes.




vAR DET GØJ?